Jean-Pierre Le Goff  

 

COQUILLAGES

 

préface de Didier Semin 

 

parution novembre 2014

140x185 mm, relié, 208 pages, 82 illustrations n&b

23 euros - isbn : 978-2-9540211-3-3

 

 

 

 

Si les coquillages vous paraissent un sujet désuet, ennuyeux, voire "creux", ceux de Jean-Pierre Le Goff pourraient vous faire changer d'avis. Tel un bernard-l'hermite il y a logé son esprit, par lente et totale appropriation ; la moindre concrétion prend sens à ses yeux, s'égare dans les vastes champs de l'histoire de l'art ou de la philosophie, s'aventure en territoire poétique ou psychique avant de rebondir sur un terreau de bon sens et de drôlerie.  L'univers minéral de Roger Caillois n'est pas loin, les coquilles y parlent en termes d'aberrations et de vertiges, et l'écriture est à leur image : fragile, ciselée, en perpétuelle révolution et incongrue ; les méandres de la pensée rejoignent ainsi ceux de la nature, tout à la fois inutiles et essentiels. 

Plus de 80 illustrations, libres adaptations de gravures issues de traités conchyliologiques des XVIIe au XIXe siècles, complètent cette édition, ainsi qu'une préface de Didier Semin, historien de l'art dont l'animal fétiche est le hérisson, cousin de cœur du coquillage.


presse

LES AUTEURS

 

 

JEAN-PIERRE LE GOFF (1942-2012) est né à Douarnenez. Il y fait la connaissance de Georges Perros et rencontre ensuite, une fois à Paris, les membres du groupe surréaliste. Son premier livre, Journal de neiges, est publié en 1983 (journal intime écrit seulement le premier jour de l’année où la neige tombe sur Paris). Il a écrit de nombreux textes courts dont l'ensemble a été publié par Gallimard sous le titre Le Cachet de la poste (2000). Après sa participation au mouvement Banalyse dans les années 1980, il devient membre du Collège de 'Pataphysique. Parmi ses publications, signalons encore L'Écriture des fourmis (Au crayon qui tue, 2003), ouvrage relatant l'expérience qu'il a menée avec ces insectes – ceux-ci écrivent le mot "ants" –, ainsi que Les Abymes du Titanic (Au Crayon qui tue, 2006) où il évoque son père, marin perdu en mer. Il est le seul, à notre connaissance, à avoir écrit sur La Botanique parallèle lors de la parution de la première édition française. Ce texte, que nous reprenons en guise de postface, a paru dans la revue Intersigne.

 

  

Didier Semin, préfacier, enseigne l’histoire de l’art à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris depuis 1999. Ancien conservateur chargé des collections contemporaines au Musée national d’Art moderne au centre Georges Pompidou (1991-1998), il a assuré le commissariat de nombreuses expositions, et publié de nombreux articles, livres et catalogues. Derniers ouvrages parus : Edward Hopper et la modernité et Markus Raetz, infimes distorsions, tous deux aux éditions de l’Échoppe (Paris), en 2012 et 2013.