Jean-Pierre Le Goff

 

MÉTAUX ADJACENTS

 

postface d'Eymeric Jacquot

 

parution novembre 2017

140x185 mm, relié, 128 pages, 30 illustrations n&b

18 euros - isbn : 978-2-9540211-5-7

 

 

 

 

 

 

Les objets dont il est ici question sont les fruits d’une cueillette que Jean-Pierre Le Goff pratiquait à la périphérie des villes, aux marchés aux puces ou chez des brocanteurs. Le plus souvent rebus des géhennes industrielles, ces métaux qui ne disent ni leur identité ni leur fonction font la joie du poète collectionneur. C’est la plasticité du hasard et de l’accident, les formes qui échappent à la détermination de l’homme qui l’attirent et induisent des attitudes mentales, qu’il a consignées au fil de ses découvertes. 

 

Jean-Pierre Le Goff (1942-2012) a développé un territoire litté­raire singulier, adjacent au surréalisme, à la banalyse et à la ’pata­physique. Restés jusqu’alors inédits, ces textes écrits dans les années 1970 et réunis par le poète lui-même racontent, comme ses Coquillages, l’insolente poésie du hasard. Une trentaine d’illustrations les accompagnent.

 

 


LES AUTEURS

 

 

JEAN-PIERRE LE GOFF (1942-2012) est né à Douarnenez. Il y fait la connaissance de Georges Perros et rencontre ensuite, une fois à Paris, les membres du groupe surréaliste. Son premier livre, Journal de neiges, est publié en 1983 (journal intime écrit seulement le premier jour de l’année où la neige tombe sur Paris). Il a écrit de nombreux textes courts dont l'ensemble a été publié par Gallimard sous le titre Le Cachet de la poste (2000). Après sa participation au mouvement Banalyse dans les années 1980, il devient membre du Collège de 'Pataphysique. Parmi ses publications, signalons encore L'Écriture des fourmis (Au crayon qui tue, 2003), ouvrage relatant l'expérience qu'il a menée avec ces insectes – ceux-ci écrivent le mot "ants" –, ainsi que Les Abymes du Titanic (Au Crayon qui tue, 2006) où il évoque son père, marin perdu en mer. Il est le seul, à notre connaissance, à avoir écrit sur La Botanique parallèle lors de la parution de la première édition française. Ce texte, que nous reprenons en guise de postface, a paru dans la revue Intersigne.

  

Eymeric Jacquot, auteur de la postface, a rédigé son mémoire de master "Jean-Pierre Le Goff, un singulier du surréalisme" sous la direction de Jean-Manuel Warnet en 2016. 

 

 

Cela roule, se contracte et se ramasse en formes douces comme des corps qui se pelotonnent.."